31 oct. 2011

Dalida, la cougar avant-gardiste

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L'avant gardiste

18 ans, l’été après votre bac, rappelez-vous… celui de toutes les insouciances, une sensation de liberté absolue vous habite et vous vous sentez invincible. Et bien cet été là, en l’an 1974, il y en a un qui s’est tapé Dalida.


Le terme cougar est apparu très récemment pour désigner ces femmes qui, passées leur belle jeunesse, s’offrent les plaisirs de conjoints de moitié leur cadet. La pratique est toutefois bien plus ancienne et Dalida, l’idole de toute une génération et icône de la culture gay, n’a pas hésité à l’exprimer à travers sa fameuse chanson : Il venait d’avoir 18 ans. Les années 1970 correspondent aux prémices de la liberté sexuelle et bientôt les femmes pourront scander haut et fort, au même titre les hommes, avoir simplement envie de sexe sans engagement. Et quoi de plus naturel finalement quand on a 40 ans et un mari dont les parties génitales pourrait être passées au formol que d’être attirée par la fougue et l’assurance du meilleur ami de votre fils. « Il m’a dit : C’était pas si mal, avec la candeur infernale, de sa jeunesse. »

 

La vie sentimentale de Lolenda-Christina, de son vrai prénom, a été une succession de drames et ces paroles si bien connues étaient finalement un appel de désespoir.

Alors mesdames s’il vous plaît, apprenez à remercier celles qui ont donné de leur personne pour changer les choses et vous permettre d’accéder aujourd’hui, sans complexe ou presque, à la fraîcheur de ce jouet de chair.


Je propose donc d’instaurer une journée de la cougar le 3 mai, date de la mort de notre muse aux cheveux d’or. Les cougars du monde entier viendront alors se recueillir sur la place Dalida dans le 18ème arrondissement où elle réside jusqu’à la fin de ses jours.